mardi 30 décembre 2014

2014, l'année la plus chaude ?

Par Jean Duran sur son site "Pensée unique"

Tout comme moi, vous avez tous lu et entendu, répété ad infinitum par la totalité des médias, en général sous le forme de gros titres, que l'année 2014 était, devrait ou pourrait être, ou encore serait, la plus chaude de tous les temps, du millénaire ou du siècle, ou, plus raisonnablement, depuis que les mesures ont commencé, etc.

D'après ce que j'ai pu voir et entendre, et assez bizarrement, aucun des reporters qui couvrent ces sujets ne semble s'être préoccupé de répondre à quelques questions qui viennent immédiatement à l'esprit des lecteurs un peu curieux et éduqués :

- Si l'année 2014 est en passe d'être "la plus chaude", de combien de degrés s'agit-il ?
- Le réchauffement proclamé pour l'année 2014 est-il significatif par rapport à la marge d'incertitude qui affecte ces mesures de température ?
- Quid, exactement, de la situation de 2014 comparée aux précédentes années les plus chaudes 1998, 2005 et 2010 ?

Lire l'intégralité de l'article

(...)

Conclusion


Les médias font beaucoup de bruit pour rien. On peut comprendre que la totalité de la presse nationale s'efforce d'épauler les efforts du gouvernement qui a décidé (fort imprudemment, à mon avis) de faire du COP21 à Paris-Le Bourget, en 2015, un succès.

Mais ceci a été fait sans aucune investigation, au détriment de la complétude et de l'exactitude de l'information communiquée au grand public. L'information délivrée sur cette question a été systématiquement tronquée voire dissimulée au public et ceci, manifestement, dans un but politique. Dans ce domaine, comme dans les autres, la fin ne justifie pas les moyens.

Les médias traditionnels y perdent en crédibilité ce qui n'arrange pas leurs affaires face à la concurrence d'Internet qui attire, à présent, de plus en plus de lecteurs. On comprend pourquoi.
Il est non moins inquiétant qu'un organisme mondial comme l'OMM de l'ONU, supposé paré de tous les attributs de la science, publie des communiqués de presse de cette nature. Là encore, si on peut comprendre que l'OMM et son secrétaire général soient contraints de s'inscrire dans le cadre de la politique de l'ONU, s'agissant de science et d'observations objectives, les non-dits, l'ellipse et l'hyperbole ne sont pas admissibles.

Hélas, c'est un bien triste constat sur la manière dont les médias informent le grand public, en cette fin d'année 2014.


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