lundi 19 décembre 2011

Loire Atlantique : Objectif internet partout d'ici 2014

Ouest-France du 19 décembre 2011

En Loire-Atlantique, tout le monde n'a pas un accès correct à internet. Un schéma d'équipement [SDAN] prévoit d'y remédier d'ici deux ans.

Où en est-on ?

Côté numérique, il y a toujours des trous noirs à La Chapelle-Launay, Bonnoeuvre, Pannecé, Treillières, Bouguenais, La Sicaudais... Environ 1 % de la population de Loire-Atlantique ne dispose pas du service minimum (1), le seuil des 512Kb/s qui permet d'accéder à internet. Et si on veut échanger des photos, regarder des vidéos, un débit supérieur est nécessaire : au moins 2Mb/s. En Loire-Atlantique, 9 % de la population n'atteint pas ce seuil, lequel d'ailleurs n'autorise pas le triple play (télé, internet, téléphone).

Quels sont les objectifs ?

D'ici 2014 : proposer au moins 2Mb/s à tous les foyers, et 8Mb/s aux entreprises. D'ici 2020 : apporter le très haut débit (100 Mb/s) aux principales zones d'activités et aux principaux équipements publics. « 2020, c'est une échéance trop lointaine pour les entreprises », regrette Bernard Clouet, maire de Pontchâteau, président du syndicat d'électrification. « L'implantation en zone rurale, ce sont des gros travaux sur lesquels on ne peut guère gagner de temps », répond Hervé Bocher, en charge des équilibres territoriaux an conseil général.

Comment va-t-on faire ?

Un schéma d'aménagement numérique est en cours d'élaboration dans le cadre du plan national très haut débit. Le Département en assure le pilotage. La plupart des intercommunalités y participent [sauf Loire et Sillon ! JYM] ainsi que le Syndicat d'électrification, l'État et la Région. Point final en mars. On s'achemine vers un scénario qui mixera différentes techniques. La fibre optique jouera un peu le rôle de l'autoroute. Mais elle n'ira pas partout. Elle sera complétée par une action « montée en débit » sur les câbles et les sous-répartiteurs du réseau téléphonique. « C'est un compromis coût, rapidité », explique Hervé Bocher. Le scénario sera modulable selon les territoires. En clair, s'ils veulent davantage, les élus pourront mettre la main à la poche. Le chantier, plusieurs dizaines de millions d'euros, est en cours de chiffrage.

Qui va payer ?

Il faut distinguer Nantes Métropole, la Carène et Cap Atlantique du reste du département. Dans ces trois secteurs les plus peuplés, donc rentables, les opérateurs (Orange et SFR) vont prendre en charge le déploiement du haut et très haut débit. Ailleurs, il sera fait appel au financement public. Ainsi le conseil général a prévu de débourser 6 millions d'euros. Le syndicat d'électrification [Sydela] sera sollicité, ainsi que les territoires. Des élus comme Bernard Clouet ou le sénateur Trillard préviennent : « Nous serons très attentifs à l'équité : pas de double peine pour les territoires les plus pauvres ! » Hervé Bocher assure qu'une clef de répartition des coûts permettra de tenir compte des différences de richesses entre les divers territoires de la Loire-Atlantique.



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