samedi 19 novembre 2011

Echos de Loire et Sillon

Taxe incitative : gare au boomerang en 2012

Ainsi la CCLS a-t-elle pris ses décisions concernant la mise en place d’une "redevance incitative" (RI) sur les ordures ménagères. Certes on ne peut qu’être favorable au principe d’une telle RI, pour une équité qui n’existe absolument pas avec l’actuelle taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Mais, partant du constat qu’il est déjà fait par tous un gros effort de tri en Loire et Sillon - les chiffres le prouvent - craignons que dans cette situation déjà tendue, les dispositions arrêtées se révèlent à l’usage plus dissuasives qu’autre chose, sans rien atteindre des objectifs de justice et d’économie visés.
Car ce passage à la RI s’impose dans l’urgence sans tenir grand compte de ce qui s’est pourtant dit nettement dans les réunions publiques, sur les orientations martelées  d’une commission communautaire très satisfaite d’elle même et convaincue du bien fondé de ses propositions gestionnaires et technocratiques, mais assurément coupée des réalités vécues.
Pour l’année à venir, qui sera celle de la mise place de cette RI et, espérons-le, de la possibilité d’un suivi vigilant, on reste en droit d’exiger un plus de réalisme et beaucoup plus d’écoute.

Loire et Sillon : "gouvernance" à l’étouffé

Malgré de grandes déclarations d’intention - la main sur le cœur – la direction de droite de la communauté de communes multiplie les dénis de démocratie.
Le président s’exprime seul sur les questions clés, en fin de réunions communautaires, par des "communications sans débat", puis il s’octroie ensuite l’exclusivité d’en parler dans la presse.
Alors qu’en Loire et Sillon toute discussion est ajournée à des réunions à huis clos, sous le couvercle bien vissé de la marmite communautaire.
Le tout qualifié allégrement de "gouvernance". Vous savez, ce néologisme dont on se gargarise volontiers s’agissant de démocratie, quand on n’a, en fait, aucune volonté réelle d’en respecter les règles les plus élémentaires !

Un "consensus" communautaire en vrac


Le maire de Malville persiste et signe : il veut quitter Loire et Sillon ! Hélas pour lui, ce n’est pas à l’ordre du jour. Mais ses déclarations intempestives soulignent cruellement les limites de ce fameux "consensus communautaire" dont on nous rebat les oreilles depuis la création de Loire et Sillon, en 2001.
Il les répète au prétexte de la discussion expresse sur le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), précipitée par le Préfet en vue de la réforme territoriale voulue par Sarkozy.
La CCLS serait-elle en voie d’éclatement ? Tout le monde parle en effet des tentations centrifuges qui s’y font jour. Sauf en Loire et Sillon, où la question est quasi interdite de discussion. Il est vrai qu’on ferait cependant bien mieux d’y débattre, en pleine transparence, des vrais problèmes des habitants et des solutions à apporter à leur attentes.

ANC : bis repetita (non) placent

"Une répétition ne convient pas" à tout coup ! Une seconde vague de contrôles des assainissements non-collectifs (ANC) est en cours en Loire et Sillon, alors que la date butoir officielle pour la première était celle du 31 décembre… 2012 ! Pourquoi ce zèle si empressé ? 
Dans des réponses aux questions de parlementaires, début 2011, le gouvernement admet pour la mise en œuvre du Grenelle II, qu’une périodicité de 4 ans pour les contrôles n’est aucunement impérative, et peut être portée à 8 ans.

En outre, il ne s’agit désormais plus - comme le souligne aussi la CLCV - de mettre toutes les installations aux normes, mais d’améliorer celles qui présentent un danger sanitaire ou un risque environnemental avéré, sachant que la définition de l’un et l’autre n’a pas encore fait l’objet d’un arrêté réglementaire. 
Mais peu importe tout cela : en Loire et Sillon de nouveaux contrôles sont en cours, sous l’égide de la régie communautaire récemment créée, mais leur paiement (72,81 €) transitera toujours, via la facturation d’eau par les compagnies privées de fourniture d’eau. 
Comment ne pas en tirer cette conclusion qu’il s’agit là, avant tout, d’alimenter et d’équilibrer le budget d’assainissement communautaire, sans considérer un instant  tous les coûts incidents en découlant pour les foyers concernés ?

"Brèves" extraites de "Nouveau Sillon Citoyen" n°55 du 16 novembre 2011, page 2     

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