vendredi 7 septembre 2001

Les romans-géographes de José Lins do Rego

Un premier discours, à  propos de la région du Nordeste, est celui de la littérature, et particulièrement celui de la littérature de fiction dite “régionaliste”.  Ce qualificatif de “régionaliste” ne signifie aucunement qu’il s’agit là d’une littérature d’un intérêt étroitement régional. En fait, elle constitue plutôt un pan essentiel de la littérature brésilienne toute entière. Les ouvrages de certains de ses auteurs font même assurément partie du patrimoine littéraire mondial. Elle n’est donc régionaliste qu’en ce sens qu’elle entretient un rapport très particulier et très fort avec l’espace géographique dont elle est issue. A cet égard on a beaucoup voulu y voir, essentiellement, l’expression de l’idéologie territoriale du “régionalisme”. C’est bien ainsi, comme le souligne M.Penna, que "le régionalisme ne s’est pas seulement construit et exprimé à travers les discours des politiques, ou à travers une production intellectuelle fournissant une base "scientifique" aux formes de la perception du Nordeste et aux revendications de la classe dominante régionale. Il [le fit] aussi à travers toute une production littéraire (formelle, de l’élite) - José Lins do Rego, Raquel de Queiroz, Graciliano Ramos, entre autres -  qui visait à affirmer le Nordeste contre le Sud développé, cherchant à dessiner les traits identificateurs de la région : l’agrarisme, la pauvreté, la sécheresse, la montée (ou la décadence) du sucre, le langage. Et cette littérature régionaliste, captant les diversités, la dynamique de la région, fut parfois plus riche que les autres œuvres qui prétendaient tracer, sous le statut de la scientificité, l’histoire économique et sociale du Nordeste" (Penna,1992). 

Malheureusement, vues de France, ces œuvres s’exprimant à propos du Nordeste brésilien sous le prétendu “statut de la scientificité” ne se restreignent encore trop souvent qu’aux seuls ouvrages de Gilberto Freyre, et notamment, le plus connu, “Maîtres et Esclaves” (Freyre, 1933, éd. Française 1978). Quels que puissent être les mérites de l’ouvrage, il faudrait pourtant bien finir par admettre, comme l’indique Francisco de Oliveira, que cette  "œuvre connue et réputée de Gilberto Freyre est une réification mythologique de l’"harmonie" entre senhores et esclaves, avec sa propre conceptualisation du Nordeste sucrier comme une "société patriarcale""(De Oliveira,1977).  Dans ces conditions, selon lui, et bien mieux encore que Gilberto Freyre, c’est donc plutôt  "la littérature "régionaliste" nordestine, dans les lignes de José Lins do Rego, Graciliano Ramos, Rachel de Queiroz, José Américo de Almeida [qui] a réussi à capter le miroir multiface des divers "nordestes""(Idem). On voit donc que pour les brésiliens eux-mêmes se dégage ainsi un groupe remarquable de romanciers nordestins dont les œuvres littéraires constituent un corpus qu’on peut considérer a priori comme base d'une autre approche du Nordeste.  Il est ainsi reconnu et affirmé à leur propos - mais sans qu’il soit cependant démontré exactement pourquoi - qu’à travers leurs œuvres littéraires, ils rendraient finalement mieux compte des réalités socio-spatiales du Nordeste, que tous les scientifiques : ethnologues, sociologues, économistes, géographes, etc. qui se sont jusqu’à présent, d’une manière ou d’une autre,  penchés sur le sujet.

Dans ce groupe de romanciers, formé par José Lins do Rego, Graciliano Ramos, Rachel de Queiroz, José Américo de Almeida - auquel on doit ajouter Jorge Amado, c’est, pensons-nous, José Lins do Rego qui offre un éventail de “romans-géographes” correspondant le mieux à notre attente.

Certes, José Lins do Rego (1901-1957), “homme lié à la terre”, apparaît-il d’abord, et au moins autant que Gilberto Freyre, comme "la légitime expression de la tradition rurale, patriarcaliste, de la région sucrière du Nordeste". Il présente lui-même ainsi les origines de sa série de romans qu’il qualifie de "cycle de la canne à sucre" : "Avec Usina,  j’achevais une série de romans que j’avais appelé un peu emphatiquement de CYCLE DE LA CANNE A SUCRE. L’histoire de ces livres est très simple : j’ai commencé en voulant seulement écrire des mémoires qui fussent ceux de tous les enfants élevés dans les casas-grandes des engenhos nordestins. C’était seulement une tranche de vie que je voulais raconter. Il s’ensuit, pourtant, que le romancier est souvent seulement l’instrument de forces qui se trouvaient cachées en lui-même". Cette dimension mémorialiste, sensible dans ses deux premiers romans, où le narrateur s’exprime à la première personne du singulier, au point même d’accréditer trop vite l’idée de leur caractère strictement autobiographique, s’atténue sensiblement par la suite.  Très rapidement, le mémorialiste cède la place à l’analyste : "dans O moleque Ricardo [Le nègre Ricardo] sa position nous parait rigoureusement neutre, comme celle de celui qui enregistre et dépose impartialement, confirmant ainsi ses idées critiques sur la position politique de l’écrivain et sur la littérature engagée". Car, souvent, "Lins do Rego s’est insurgé contre la valeur de “document” qui est attribuée à ses romans (...). Il est clair que Lins do Rego fait, avant toute chose, œuvre d’art, comme il l’a lui-même proclamé". Il convient donc de respecter pleinement ce positionnement purement artistique, délibéré et affirmé, de l’écrivain.

Ce ne sont pas tant les romans qui sont “géographes” (Brosseau,1996), ce sont plutôt les romanciers qui le deviennent, parfois à leur corps défendant, comme il semble ainsi possible d’en faire la démonstration avec José Lins do Rego. Après un premier cycle  romanesque "de la Canne à Sucre", ce romancier "régionaliste" a été conduit à  développer un second cycle de romans,  celui qui associe, cette fois,  "banditisme (cangaço), mysticisme, et sécheresse". Mais, en vérité, les deux cycles ne sont pas seulement ni exactement successifs dans le temps. Ils sont, en fait, surtout juxtaposés dans l’espace parce qu’ils ne correspondent pas aux mêmes théâtres, aux mêmes types de territoires.  Le premier s’inscrit complètement dans le cadre de la zone sucrière du Nordeste. Le second trouve plutôt sa place dans "l’autre Nordeste", celui de l’élevage, du cuir, de la caatinga et  de la seca (Menezes,1937)

Chronologie  des romans de José Lins do Rego (1901-1957)

NB : Les romans du Cycle "de la Canne à Sucre" sont en gras.  Ceux du cycle "banditisme, mysticisme et sécheresse", en italiques. (Source : H.T.GOMES).



1932 - Menino de Engenho
1933 - Doidinho
1934 - Bangüê
1935 - O Moleque Ricardo
1936 - Usina
1937 - Pureza
1938 - Pedra Bonita
1939 - Riacho Doce
1941 - Agua-mâe
1943 - Fogo morto
1947 - Eurídice
1952 - Homens, seres e coisas
1953 - Cangaceiros
1956 - Meus verdes anos
1958 - O vulcão e a fonte



Donc, "à côté du cycle de la canne à sucre, nous pouvons parler d’un cycle du banditisme et du mysticisme associés à la seca (sécheresse), caractéristique prédominante de cet autre Nordeste, celui de la caatinga aride et hostile, avec ses héros et ses saints hors-la-loi". Cet "autre" Nordeste a été analysé, à la même époque, par Djacir Menezes. Par le biais de ce qu’il appelle son “anthropo-géographie” -  dont l’une des orientations est “le déterminisme multi-linéaire et dialectique” - il est conduit à une véritable “mésologie physique nordestine”.  Il faudrait ainsi, dans le Nordeste, soigneusement "distinguer d’emblée les diverses zones de l’oekoumène : l’aire proprement dite des caatingas, l’aire des terres humides et fertiles des matas,  et l’aire des serras humides" de l’intérieur. Si on considère plus particulièrement le cas du sertão des caatingas "surgit alors le problème anthropologique dans toute son intrication complexe : le “melting-pot” des caatingas, les conditions de vie déterminées par le milieu, la civilisation des bouviers, des “bouveries”, quelques centres agricoles permanents dont l’activité est  perturbée par les fléaux, la mauvaise fixation de l’homme au milieu, la formation d’une plèbe rurale d’où émergent les mystiques et les bandits". Car c’est dans ce milieu complexe des caatingas déshéritées que, "face à l’injustice sociale et économique, s’élèvent deux types de protestations complètement différentes: celle de l’homme qui prend les armes et décide de se faire justice ; celle de l’homme qui s’achète un rosaire et en appelle au ciel. Un protestataire viril et violent ; un protestataire résigné et mystique. L’un tombe dans le banditisme et le crime ; l’autre s’agenouille et prie" (Menezes,1937).
Les deux cycles romanesques de J.Lins do Rego sont-ils donc seulement la traduction d’un dualisme Littoral - Intérieur (Litoral-Interior) assez généralement admis par les Nordestins eux-mêmes,  ou l’expression, dans son œuvre littéraire,  des deux principaux types de territorialités en vigueur dans le Nordeste à cette époque, et qui continuent toujours de faire référence aujourd’hui ?

Evidemment, le romancier ne fait guère d’efforts pour fixer très exactement la chronologie des événements qu’il relate et dans ses romans n’apparaissent que de trop rares dates. On peut néanmoins s’efforcer de situer assez largement les limites de la période où se déroule la transition des engenhos à l’usina dans le Nordeste. M.C. de Andrade nous donne ainsi quelques indications à ce sujet. "Les deux dernières décennies du XIXème siècle ont été la période où l’usina connut sa première impulsion dans le Pernambuco, sachant qu’entre 1885 et 1900, y sont apparues 49 usinas" (De Andrade, 1964). Mais, concernant précisément le cas du  Rio Grande do Norte, il faut surtout souligner qu’il a été le seul de tous les Etats sucriers du Nordeste "a commencé le XXème siècle avec une production sucrière des vieux bangüês seulement".

Nombre d’Usinas dans le Nordeste brésilien (1910-1920)


Nombre d’Usinas
Etats du Nordeste
1910
1920
Rio Grande do Norte
4
3
Paraíba
5
2
Pernambuco
46
54
Alagoas
6
15
Sergipe
62
70
Total du Nordeste
123
144
Source : M.C.de ANDRADE, 1964,
 A terra e o homen no Nordeste, p. 100.

Par ailleurs, "il est intéressant, aussi, de souligner la capacité de résistance du bangüê. Il a résisté pendant plus de 70 ans à l’invasion des usinas, pour seulement s’incliner à partir de 1950". Nous en arrivons donc à la conclusion que la transition des engenhos traditionnels aux usinas capitalistes, s’est opérée, au bas mot, et plus particulièrement dans le Rio Grande do Norte, au cours d’un bon demi-siècle, qui va de 1900 à 1950. C’est une période assez longue pour estimer que J.Lins do Rego ne s’est donc pas contenté de transposer dans ses romans des souvenirs d’enfance de plus en plus lointains, mais qu’il a surtout cherché à  y exprimer l’essentiel de cette longue époque de transition de l’économie sucrière.

La progression de la démarche romanesque de José Lins do Rego semble d’ailleurs ainsi témoigner d’une approche de plus en plus sensible et ouverte à la grande diversité du Nordeste, qui ne saurait donc, par exemple, se réduire au seul Nordeste sucrier. Ainsi, ayant été l’un des meilleurs interprètes de l’identité nordestine dans ce qu’elle a d’abord des liens avec la décadence de la civilisation traditionnelle de la canne à sucre, José Lins do Rego a su élargir le champ de ses oeuvres romanesques, en passant du premier “cycle du sucre” à celui “de la seca” , dans une démarche quasi géographique d’approche de la différenciation et d’organisation de l’espace nordestin en ses différentes composantes. Au-delà d’une identité nordestine unique, ou même  simplement “dualiste”, il a bien su envisager et traduire les différents types de territorialités, ainsi que les déterritorialisations en cours à cette époque.

C’est bien ainsi que, plus qu’auteur de  "romans-géographes",  il  a su être lui-même, et sans l’avoir véritablement cherché, géographe-romancier. José Lins do Rego, au fur et à mesure de la parution de ses romans du “cycle du sucre”, a progressivement développé une démarche qu’on peut donc qualifier de géographique.

Dans les deux premiers romans (Menino de engenho et Doidinho) il est vrai qu’il s’agit d’abord de la description subjective de “l’espace vécu” par un adolescent, Carlos de Melo, le jeune héros de ces deux premiers livres, dans la fazenda de son grand-père, José Paulino. Ils peuvent donc ainsi facilement passer de nos jours pour une évocation  nostalgique (“saudade”) du vieux Nordeste sucrier traditionnel. La région est décrite comme n'étant déjà plus ce qu’elle était et le passé régional prend dès lors la dimension d’un véritable mythe, passablement embelli et idéalisé. C’est sans doute cet aspect qui a pu contribuer à nourrir, à partir d’une lecture trop superficielle de ce type de romans "régionalistes", le mythe territorial du Nordeste comme “paradis perdu”, et comme berceau de la brésilianité.

Mais, il est remarquable qu'à la suite de ces deux premiers romans, J.L. do Rego a, en réalité, développé peu à peu, quasi systématiquement, une approche à la fois économique, spatiale et sociale, à partir de la zone sucrière certes, mais qui s’est élargie sans cesse à d’autres horizons du Nordeste, jusqu’à “l’autre” Nordeste, celui du sertão.

Son approche est d’abord économique. Avec la mutation de l’engenho à l’usina, on passe de l’économie patriarcale traditionnelle du coronel à l’économie capitaliste de l’usineiro, souvent simple gérant d’intérêts financiers lointains. Cette mutation socio-économique entraîne la production d’un espace nouveau : celui qui correspond à la monoculture spéculative de la canne. Les engenhos traditionnels sont, l’un après l’autre, absorbés et cessent leur activité artisanale: ils sont irrémédiablement condamnés au “fogo morto” [feu mort], à l'extinction du feu. L’invasion généralisée de la canne à sucre bouleverse ainsi l’organisation traditionnelle de l’espace et entraîne une crise des territorialités anciennes.  Le rejet de la main d'œuvre excédentaire des cabras et le refoulement des anciens moradores hors des limites de la grande propriété latifundiaire acquise et constituée par l’usina, provoquent ainsi la déterritorialisation en masse des plus pauvres.

Son approche est également spatiale, car le romancier est conduit à prendre en compte les différentes composantes de l’espace du Nordeste, à plusieurs échelles, et selon divers points de vue, comme dans toute  démarche authentiquement géographique : celle, interne à l’engenho Santa-Rosa, structurée par le dualisme traditionnel casa grande et senzala; celle, locale, dans l’ensemble des terres de la fazenda, ce qui le mène à une différenciation fine entre  varzea,  vazantes, et vertente ; celle régionale, de la complémentarité entre la zone sucrière des cannerais et la caatinga de l’agreste, et le sertão plus lointain encore, dans l’Intérieur profond;  et, enfin, la dualité entre le monde rural  et les différents échelons de la hiérarchie urbaine d'alors avec la petite ville (Pilar), la plus grande (Itabaiana), sans oublier la plus grande métropole (Recife).
Elle est enfin sociale car il prend en considération les différentes classes sociales présentes et impliquées dans cet espace ainsi différencié. Dans ses romans il est ainsi non seulement question de la décadence des seuls senhores des engenhos, entraînant leurs proches dans leur faillite,  mais aussi des graves difficultés rencontrées par les diverses couches sociales populaires : les “petits blancs” et les noirs, libérés de l’esclavage mais pas de la misère, sont tous soumis à une déterritorialisation massive, avec tout ce que cela peut comporter de frustrations, de meurtrissures, et de colères.

Toutes les identités territoriales, locales et régionales, individuelles et sociales, sont dès lors touchées. L’identité niée des noirs les conduit à davantage de soumission ou, beaucoup plus rarement, à une révolte individuelle sans véritable issue. Quant à l’identité perturbée des "petits blancs", elle provoque soit une vaine révolte de sujets très superficiellement irrévérents, soit la folie, voire le suicide. Plus fréquemment, elle les conduit à l’adhésion au mythe territorial du “cangaceiro”, la forme brésilienne du classique “bandit social”.

Quant aux “seigneurs de la terre” eux-mêmes, au-delà de la mise en cause de leur espace économique, il y a aussi modification de leur espace de pouvoir. Le maillage territorial anciennement formé par l’espace privé des engenhos, s’efface désormais au profit de celui, public mais local, des municipes. Les coronels, qui perdent alors une part de leur pouvoir socio-économique peuvent y trouver un substitut leur permettant de continuer à faire fonctionner à leur profit le clientélisme traditionnel, mais sur un terrain désormais plus politique. Même si certains autres pensent désormais pouvoir y jouer un rôle, en entrant dans un jeu bien peu démocratique, ceux qui restent malgré tout les plus grands propriétaires de terres n’y perdent cependant rien d’une influence toujours hégémonique. C’est d’ailleurs ainsi que le coronelisme pourra de la sorte continuer au-delà de l’existence même de l’engenho traditionnel, et, sous certains aspects, se prolonger même jusqu’à nos jours.

L'apport des “romans-géographes” de José Lins do Rego est donc moins  celui d'éléments géographiques documentaires objectifs, purement factuels, concernant cette période de mutation qu’ils évoquent de l’économie sucrière de l’engenho à l’usina, qu'en ce qu'il cherche à exprimer comment peut s’y dessiner, à travers leur contenu romanesque même, une problématique du rapport spatial spécifique de cette partie essentielle la société nordestine. Nous considérons donc qu’il est surtout question dans ces romans - au-delà de l’évocation nostalgique d’un passé révolu et passablement idéalisé - de production de l’espace, d’appropriation sociale du territoire et d’identités individuelles et collectives, étroitement associées aux formes de la territorialité des principaux personnages. Ceux-ci deviennent dès lors autant de figures emblématiques des différentes classes et catégories sociales présentes dans et autour de la zone sucrière. Cette crise de déterritorialisation et de mise en cause des identités socio-spatiales au tournant du XXème siècle constitue ainsi un précédent riche d’enseignements dans la perspective d'un examen de la crise territoriale/identitaire actuelle.

Cette lecture géographique des romans de José Lins do Rego apporte donc ainsi de premiers éléments de réponse à certaines interrogations sur le Nordeste sucrier traditionnel comme creuset de l’idéologie territoriale régionale, constituée pour une part de sentiment d’appartenance, mais aussi de mythe et d’utopie. Elle forme ainsi un des éléments du patrimoine  territorial nordestin, constitué d’idéologies spécifiques dont la transmission efficace jusqu’à nos jours a contribué à forger et à fixer durablement l’identité régionale elle-même. Au point qu’elles peuvent même former aujourd’hui, si on n’y prend pas garde, un réel obstacle à une approche géographique renouvelée de la région dans ses caractéristiques actuelles.

                                                                                                    Jean-Yves Martin Octobre 1998

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